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la bete le monde est plein de crocs et de machoires beantes, invisibles, qui cherchent a se claquer sur toute emotion perdue. que peut apprecier la bete, si elle n a pas appris, sinon la violence et le crachat n est-on pas, toujours la bete, quand on se mure les yeux ? oui, nous venons from la bete et allons, petit a petit, vers l espace immacule. bete, bete, bete sauvage qui, inopinement, surgit de la bouche toujours reliee par un cordon noir branche direct au cœur. quand donc, serai-je, assez crane pour trancher cette artere d existence ? bete, bete sauvage dois-je te garder ou t occire ? serais-je toujours moi ? |