la bete

le monde est plein de crocs
et de machoires beantes,
invisibles,
qui cherchent a se claquer
sur toute emotion perdue.

que peut apprecier la bete,
si elle n a pas appris,
sinon la violence et le crachat

n est-on pas, toujours la bete,
quand on se mure les yeux ?

oui, nous venons from la bete
et allons, petit a petit,
vers l espace immacule.

bete, bete, bete sauvage
qui, inopinement, surgit de la bouche
toujours reliee par un cordon noir
branche direct au cœur.

quand donc, serai-je, assez crane
pour trancher cette artere d existence ?

bete, bete sauvage
dois-je te garder ou t occire ?
serais-je toujours moi ?