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rubis une source ejacule ses diamants liquides, avec des rots de richesse, a l ombre charnelle des orchidees vermeilles gigantesques qui exhalent des parfums orange en volutes etranges. avec de longues plaintes, un emeraudier accouche de ses pierres tiedes et humides qui s accrochent goulument aux branches ereintees par de longs cordeaux ombilicaux d argent. des topazes sur le sentier susurrent des sons tres sourds aux saphirs caches sous la mousse de platine en bordure des chemins d or qui menent a la lumiere, crotalent, ivres-vivantes des fleurs d amethystes sur leurs tiges de cristal. a l horizon, juste au-dessus du volcan, le soleil est une bulle-mystere deglutie du cratere. des nuages violet et boursoufles se metamorphosent dans le ciel mauve. c est un langage, sans parole d une atmosphere volage dans la gueule fumante de la montagne vivante bout a gros bouillons un lac de rocs en fusion. au centre de cet etang dantesque flotte un large disque de palladium sur lequel tressaute eternellement le corps crucifie d une femme pisseuse d ecarlate. dans la bouche de la morte coince entre les dents, etincelle un gros rubis ! un rubis injecte comme un œil d albinos, un rubis tenaille entre les deux machoires, un rubis de sang dans la bouche d un cadavre comme, comme la parole eblouissante des cinq sorcieres d ellezelles cordees et brulees au vif sur les buchers sous pretexte de dieu ! ce dieu-la est un salaud ! |